Par Julie Bourbonnière (Affaire Plus Janvier 2003)
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Jean Gaudreau n'aime pas beaucoup l'aspect «business» qui entoure ces événements mondains, mais il s'y plie tout de même. « Si je veux continuer à vivre de mon art, pour être reconnu un jour, je n'ai pas le choix, dit-il. Il faut que je m'occupe de mes affaires, que je maintienne la qualité et que je gère les ventes aux collectionneurs, parce qu'un contact en amène toujours un autre. »
Sa stratégie semble porter ses fruits. Depuis quatre ans, l'artiste est installé en permanence dans une galerie d'art du VieuxMontréal. La majorité des 1 000 toiles qu'il a brossées ont trouvé preneur et sont aujourd'hui accrochées dans des dizaines de galeries et dans les salons de collectionneurs partout en Amérique. Il a également été immortalisé dans un nouveau dictionnaire d'art, La peinture au Québec depuis 1960. Et ses récents travaux, inspirés de l'univers du cirque et de la danse, seront bientôt exposés au siège social du Cirque du Soleil.
Jean Gaudreau continue de multiplier les rencontres et d'entretenir ses relations pour trouver des partenaires et des investisseurs susceptibles de lui donner les moyens de ses idées.
Chacun doit trouver sa propre façon de former et d'entretenir son réseau de contacts, pour en bénéficier au maximum. L'important, selon Lise Cardinal, c'est de se souvenir qu'il faut d'abord semer pour mieux récolter ensuite.